Sporus

Publié le 4 Juin 2016

Sporus

Moi, Sporus, prêtre et putain / Sporus de Cristina Rodriguez

Editions CN

356 pages

Résumé : Certains destins pourraient surprendre les dieux eux-mêmes. Qui aurait parié un sesterce sur l'avenir de Sporus, enfant prostitué et exploité par sa marâtre dans un bouge infâme de Subure ? Et pourtant... De tribulation en tribulation, il devient prêtre de Cybèle, une déesse orientale dont le culte inspire des sentiments partagés à Rome. Tout à la fois sacré et eunuque, respecté mais inculte, indiscipliné et rebelle, gouailleur et surtout irrésistiblement charmeur, ses imprudences lui valent bien des déboires. Mais Néron lui-même ne reste pas insensible à ce curieux garçon, et fait de lui son favori, et même son épouse, avant de sombrer dans la folie et la mort. Entre banquets, intrigues, fêtes et voyages, le jeune prêtre apprendra à ses dépens que la cour de Rome peut être aussi dangereuse que les forêts de Germanie...

Mon avis :

 

J’ai lu ce livre dans le cadre des challenges wish-list, my secret romance.

 

J’avoue avoir un énorme faible pour cette auteure que j’ai découverte avec sa série des enquêtes de Kaeso le Pretorien, que je recommande vivement.

 

Lorsque j’ai vu que ce livre était passé en numérique (il est quasiment introuvable en papier), j’ai sauté sur l’occasion et j’ai profité de mes vacances pour le savourer.

 

Que dire si ce n’est que j’ai adoré !!! La plume de Cristina Rodriguez est un véritable régal. Si vous n’y connaissez rien à la Rome Antique, vous ne serez jamais perdu ! Elle vous balade dans les rues de Rome, du plus misérable des quartiers au palais somptueux de Néron, en passant par le temple de Cybèle avec une facilité déconcertante. Pas un seul moment je ne me suis ennuyée pendant ma lecture ! La société romaine est dépeinte avec brio.

 

Sporus, le narrateur, est terriblement attachant, il a des remarques acerbes pour chacun, et même Néron en fera les frais. Sporus est loin d’être naïf, mais ce qu’il a appris dans la rue ne lui est d’aucun secours à la cour de l’empereur. Pourtant, avec son caractère, il se fera beaucoup d’amis, des ennemis aussi, mais même eux pourront se montrer indulgents.

 

Cristina Rodriguez a fait voler en éclat mes idées reçues sur Néron et sur le fameux incendie de Rome. Elle m’a donné envie d’en savoir davantage. Il faut dire que mon enfance a été bercée par le film Quo Vadis, et que dans ce film, c’est Néron qui met le feu à Rome et je n’avais jamais pensé que cela pouvait être autrement.

 

L’auteure, à la fin de son livre, explique qu’il est difficile de cerner Néron et je la comprends, néanmoins, elle a fait évoluer l’image que j’avais de lui et dans le bon sens.

Par contre, il m’a été impossible d’imaginer Néron, autrement que sous les traits du magistral Peter Ustinov.

 

En bref : une excellente lecture, un coup de cœur pour cette pépite sur la Rome Antique ! Foncez, vous ne serez pas déçus !!!

 

 

 

Peter Ustinov qui incarne Néron avec talent!

Peter Ustinov qui incarne Néron avec talent!

Logo Livraddict
Sporus
Sporus

Rédigé par Evasion Lecture

Publié dans #Historique

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Merci d'avoir pris le temps de lire ce roman et d'en faire un retour de lecture. Je suis très flattée et je vais vous faire un aveu : il m'est impossible, à moi aussi, d'imaginer Néron adulte autrement que sous les trais de Peter Ustinov !!! Bien affectueusement. Cristina.
Répondre
E
Merci beaucoup de votre passage je continuerai à vous lire avec plaisir ;) pour Néron votre description était trop ressemblante pour que je n'y pense pas ;)
P
Je me souviens que j'avais lu ce livre il y a maintenant plus de 10 ans et que j'avais été étonnée des thématiques abordées... J'avais trouvé cela très audacieux, c'était la première fois que je voyais de tels sujets abordés dans un roman historique !!! En tout cas, j'avais adoré ma lecture et je suis ravie qu'il en ait été de même pour toi !!! L'auteure réhabilite un peu Néron dans ce roman, bien avant les historiens actuels, comme elle le fait également avec Caligula dans son César aux pieds nus (qu'elle a réécrit en version fantasy et gaie dans son Prince Berserk... ;) )

Comme toi, Néron apparaît toujours pour moi sous les traits de Peter Ustinov !!! ;)
Répondre
E
ah je ne suis donc pas la seule pour Peter Ustinov, j'aimerais énormément lire ses histoires sur Caligula, j'en parlais à une amie et je lui ai dit que je lui prêterais si je le trouvais car comme moi, elle est restée sur ses "préjugés" ;)
Effectivement je comprend que ce livre a du être assez étonnant il y a 10 ans, j'ai vraiment adoré ;)